C’est définitif : fin des squatteurs en France, une nouvelle loi entre en vigueur en septembre 2025

Une loi tant attendue qui promet de rendre justice aux propriétaires victimes de squatteurs.

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Le phénomène des squats en France continue de cristalliser la colère des propriétaires, souvent démunis face à des situations ubuesques. Pendant des années, l’expulsion des occupants illégaux a relevé d’un véritable parcours du combattant, parfois étalé sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Mais une réforme majeure pourrait changer la donne. À partir de septembre 2025, une nouvelle loi prévoit d’accélérer radicalement la procédure : les expulsions pourraient désormais être exécutées en trois jours seulement.

Cette initiative, portée par le gouvernement, vise à rééquilibrer le rapport de force entre propriétaires et squatteurs, tout en réaffirmant l’autorité de l’État. Mais si elle suscite l’espoir chez les propriétaires, elle alimente aussi des inquiétudes du côté des associations d’aide aux plus précaires.

Vers une procédure d’expulsion accélérée pour les propriétaires

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, plusieurs milliers de logements sont squattés chaque année. Dans la majorité des cas, les propriétaires doivent patienter de longs mois avant de pouvoir récupérer leur bien, avec toutes les conséquences financières et psychologiques que cela implique.

Certains propriétaires racontent des histoires dignes de l’absurde : dormir dans leur voiture faute de pouvoir accéder à leur maison, ou découvrir que les squatteurs ont refait la cuisine ou transformé les pièces de leur logement sans autorisation. Ces récits, relayés par la presse, nourrissent une indignation croissante dans l’opinion publique.

La réforme annoncée change la donne : dès juin 2025, les délais d’expulsion passeront de plusieurs mois à 72 heures maximum. Une procédure accélérée qui entend protéger les propriétaires et éviter que des situations dramatiques ne se prolongent inutilement.

Autre mesure symbolique : la suppression de la trêve hivernale pour les squatteurs. Jusqu’à présent, cette disposition protégeait tout occupant, qu’il soit locataire ou squatteur, entre le 1er novembre et le 31 mars. Désormais, les expulsions pourront avoir lieu toute l’année dès lors qu’il s’agit d’une occupation illégale.

Pour Pierre Martin, représentant d’une association de défense des propriétaires, « cette réforme était indispensable. Les squatteurs connaissaient trop bien les failles du système. Avec ces nouvelles règles, on rétablit enfin un équilibre en faveur des propriétaires légitimes ».

Des sanctions renforcées contre l’occupation illégale

La nouvelle loi ne se contente pas d’accélérer les expulsions. Elle introduit également un durcissement des sanctions. Les squatteurs s’exposent désormais à des amendes pouvant atteindre 7 500 euros, et dans les cas les plus graves, à trois ans d’emprisonnement.

Une autre mesure forte concerne l’accès aux services essentiels : les squatteurs ne pourront plus ouvrir de contrats d’électricité, d’eau ou de gaz pour le logement qu’ils occupent illégalement. Cette disposition vise à empêcher toute « normalisation » du squat et à décourager les installations durables.

Ces sanctions répondent à des situations jugées injustes par les propriétaires : certains, en tentant de récupérer leur logement par leurs propres moyens, se retrouvaient eux-mêmes sanctionnés. Avec ce nouveau texte, l’État affirme clairement que la propriété privée est prioritaire sur toute occupation illégale.

Des inquiétudes soulevées par les associations d’aide aux mal-logés

Si la réforme est largement saluée par les propriétaires, elle est loin de faire l’unanimité. Plusieurs associations de défense des sans-abri et des mal-logés dénoncent un risque de dérive sociale.

Julie Bernard, porte-parole de l’association Droit au Logement, alerte : « Protéger les propriétaires est légitime, mais on ne peut pas ignorer les milliers de personnes qui n’ont pas de toit. Expulser en 72 heures sans solution alternative risque d’aggraver la crise du logement ».

Pour répondre à ces critiques, le gouvernement annonce la création d’un fonds spécial de relogement temporaire. Ce mécanisme permettrait d’accompagner les personnes expulsées en leur offrant une solution transitoire, tout en maintenant la fermeté face aux squatteurs.

Le défi, toutefois, reste immense. La France connaît déjà une pénurie chronique de logements sociaux, et la tension immobilière est particulièrement forte dans les grandes villes. Trouver un équilibre entre protection de la propriété privée et droit au logement s’avère donc une équation délicate.

Un tournant décisif dans la protection de la propriété privée

Si elle est adoptée comme prévu en juin 2025, cette loi constituera un véritable tournant dans la gestion des squats en France. Elle envoie un signal fort aux propriétaires qui se disaient abandonnés par l’État, contraints de subir les lenteurs administratives et judiciaires.

Cette réforme répond à une demande sociale croissante, alimentée par les témoignages de retraités privés de leur résidence secondaire, d’investisseurs dont le patrimoine se dégrade, ou de familles empêchées d’emménager dans leur nouvelle maison.

Au-delà de la protection immédiate des propriétaires, cette loi marque une volonté politique claire : affirmer la primauté de la propriété privée tout en évitant les abus. Elle redéfinit aussi l’équilibre entre deux droits fondamentaux : le droit au logement et le droit de propriété.

 un nouvel équilibre à trouver

L’adoption de cette loi sur les squats en 2025 pourrait marquer le début d’une nouvelle ère dans la gestion des conflits immobiliers. En réduisant drastiquement les délais d’expulsion et en renforçant les sanctions, elle répond à une attente forte des propriétaires, tout en cherchant à limiter les drames humains grâce à des mesures d’accompagnement.

Pour les propriétaires, c’est une lueur d’espoir après des années d’impuissance face aux squatteurs. Pour les associations, c’est une source d’inquiétude face au risque d’exclusion sociale accrue.

Quoi qu’il en soit, la réforme illustre un constat partagé : la France ne pouvait plus rester immobile face à l’explosion des cas de squat. Reste désormais à voir si cette loi tiendra sa promesse : protéger la propriété privée tout en préservant la dignité des plus fragiles.

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